A Rueil, les riverains du futur écoquartier s’inquiètent pour leur cadre de vie


Ils veulent exprimer leur inquiétude autour du futur écoquartier de Rueil-Malmaison. Une trentaine de riverains ont créé l’association Rueil Arsenal Grand Paris, car le projet de la mairie (LR) ne leur « plaît pas ». « Nous craignons que cela entache notre cadre de vie », lâche Soumaya Brousse, la présidente, qui habite le quartier depuis une dizaine d’années. L’écoquartier Arsenal concerne 26 ha, qui devraient accueillir 2 000 à 2 500 logements, 30 000 à 60 000 m 2 de bureaux et 10 000 m2 de commerces, dans les dix prochaines années. « Il y a quatre tours de neuf étages qui vont sûrement voir le jour, fustige Iwona, la trésorière. Dans ce quartier résidentiel, très calme, ça changera tout. »

Les membres de l’association pointent aussi le « manque d’espaces verts » et l’« augmentation du trafic ». « Aujourd’hui, c’est déjà bouchonné le matin dans le quartier. Cela ne fera qu’empirer avec l’arrivée de près de 8 000 habitants, gronde cette riveraine depuis plus de trente ans. Et la gare du Grand Paris Express ne sera construite qu’après l’écoquartier. » Le projet prévoit aussi la mise en place d’un réseau de chaleur biomasse. « Mais j’ai même des doutes sur le fonctionnement de ce chauffage. Il pourrait émettre beaucoup de micro-particules. Et il y aura des passages réguliers de camions pour apporter le bois », s’inquiète Alain, le secrétaire de l’association.

Pour ce riverain de longue date, « l’écoquartier n’a finalement rien d’écologique ». « C’est une opération immobilière de plus », s’attriste-t-il. L’association, qui regrette le « manque de concertation avec les habitants », a lancé une pétition et demandé un rendez-vous avec le maire (LR), Patrick Ollier.

Sollicité en juin par courrier, ce dernier a promis un rendez-vous rapide à l’association. Celui-ci n’a pas encore eu lieu. Mais le maire se veut rassurant : « Pour l’instant, rien n’est arrêté sur le projet. Et rien ne sera fait sans discussion », assure l’édile. Si une partie du site de l’ancien site de Renault, le long de la rue des Bons-raisins, est déjà démoli, les permis de construire n’ont pas encore été déposés.

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