Assemblée Générale Ordinaire du 25 juin 2018- Rapport moral du Président.


Rapport moral du Président

Notre association a 2 ans d’existence et sur le terrain rien ne prouve, pour l’instant, notre efficacité. Le chantier de la première phase que nous appellerons zone 1, semble avancer normalement : après les démolitions complètes des bâtiments du site, les travaux ont repris pour préparer les réseaux.

Nous n’avons jamais contesté le fait que le site sera construit, que nous aurons de nouveaux bâtiments, pas des maisons mais des immeubles.

Mais nous n’avons jamais cessé de réclamer plus d’espaces verts, moins de densité, la maitrise de la circulation automobile et la suppression de la chaufferie centrale.

Dès notre création nous avons demandé à notre Maire un rendez-vous pour lui expliquer en détails les raisons de notre action, car nous les croyions parfaitement justifiées. Le Maire nous a fixé 3 rendez-vous qu’il a annulés au dernier moment, et il a attendu 20 mois avant de nous recevoir, ceci au lendemain de notre assemblée générale extraordinaire du 11 janvier dernier. (Lettre du Maire le 11 janvier pour un rendez-vous le 19 janvier)

A partir de cette date nous avions 2 fers au feu :

  • D’un côté avec notre avocat, Maitre Braud, il fallait engager rapidement, au risque d’être hors délais, des recours contentieux accordé par l’AGE, qui se sont avérés très coûteux.
  • De l’autre côté le Maire, sans rien concéder, nous menaçait d’engager une procédure contre l’association si nous engagions d’autres recours. Néanmoins notre avocat Maitre Braud et son assistant se sont montrés sûrs, rapides, efficaces et de très bon conseil.

Au final, nous n’avons engagé que deux recours contentieux : le 4 Mars contre le projet de Pitch Promotion et le 30 Mars contre celui de SOGEPROM, les deux projets se situant dans la zone 1, le long du parc traversant. En effet, l’un de nos objectifs est d’élargir le parc traversant de 25m prévu à 40m, la largeur du mail Bernard Moteurs.

Suite à la réunion de 19 janvier, la mairie nous adresse un certain nombre de documents que nous avions demandés lors de la réunion, ces documents sont accompagnés d’une lettre du Maire qui nous propose de créer un comité de suivi. Dans la mesure où il ne nous propose rien de mieux, il nous paraît inutile d’accepter la création d’un comité de suivi ou nous allons tous perdre notre temps : ce sont les termes de notre réponse.

Quelques jours après, le cabinet du Maire me propose par téléphone une réunion avec l’urbaniste de la ZAC. Je donne mon accord et je reçois Monsieur Laurent Bécard chez moi avec un membre du C.A. de l’association.

Il nous a écoutés et nous sommes convenu d’une prochaine réunion à notre demande dans la maison de l’écoquartier, réunion qui a eu lieu le 7 Mars 2018 au milieu des maquettes. Pour une fois c’était un lieu de concertation.

Sur la base de plans il nous a proposé des axes de réflexion sur l’organisation du parc traversant, mais la largeur de 25m ne permettait pas grand-chose alors il a commencé à élargir ce parc du côté de la zone 2 car pour lui la zone 1 était impossible à modifier, sauf du côté des pompiers donnant sur la rue Pompidou ; ceci il nous l’a dit et redit.

Entre ces 2 réunions dans la mesure où nous avions évoqué avec Monsieur Becard nos doutes en matière de chauffage des bâtiments et la réalisation d’une chaufferie centrale, il en avait fait part à Monsieur le Maire, et ce dernier nous a convoqués pour une information complète sur les futures techniques de chauffage envisagées sur la ZAC. Assisté de responsables du concessionnaire Engie et d’un membre de la caisse des dépôts, le Maire nous a expliqué qu’il envisageait la réalisation d’un réseau de chauffage collectif alimenté par la géothermie profonde, environ 2000m de profondeur. Cette solution est très coûteuse en installation. Il faudrait non seulement les 2100 logements de la ZAC, mais l’équivalent de 13 000 logements pour garantir un réel fonctionnement économique de cette technique. La ville de Suresnes ayant un chauffage collectif au gaz concernant 6700 logements, ce système vieux de 25 ans pourrait se raccorder avec celui de la ZAC, et si l’on y ajoute l’hôpital Foch l’objectif est assuré. Le Maire n’arrivant pas à nous convaincre, l’ambiance n’est pas bonne.

Par ailleurs, l’urbaniste nous invite à une réunion dans ses bureaux à Paris. On constate, sur le plan présenté, un élargissement du parc à 50 m de largeur et 200 m de longueur, en liaison avec la place centrale qui redevient piétonne et la suppression d’une circulation voiture au travers du parc. Ce projet nous parait séduisant mais Laurent Becard nous prévient : élargir le parc c’est tasser les futurs bâtiments et peut être monter plus haut.

Il évoque pour la première fois la possibilité d’inscrire une partie de la ZAC dans le cadre du grand concours d’architecture et d’urbanisme « Inventons la Métropole du Grand PARIS n°2 ». Notre Maire Président du Grand Paris verrait bien l’écoquartier de sa ville être candidat à ce concours, avec un lieu privilégié, sa place centrale.

(Vers le 15 mai la ville de Rueil s’est engagée définitivement dans le concours.)

Monsieur le Maire veut rencontrer tout le Conseil d’Administration dans une grande salle de la Mairie, il est assisté de son premier Maire adjoint chargé des finances, de la Maire adjointe à l’Urbanisme, du Conseiller Régional, du Directeur Général des services, de l’Urbaniste, de la Directrice de la SPLA etc. Il veut que l’on retire notre recours sinon il engagera des procédures judiciaires qui nous coûteront très chères : « Ça suffit, plus de discussions tant que votre recours ne sera pas retiré ». Nous sommes à la veille du dépôt du 2ème recours, à la sortie de cette réunion nous décidons à l’unanimité d’engager ce 2ème recours.

Le 23 Avril un huissier nous dépose une Assignation devant le Tribunal de grande instance de Nanterre. La SPLA dont le Président est le Maire de Rueil veut obtenir notre condamnation à lui verser la somme de 207 000 Euros.

Monsieur le Maire veut à nouveau rencontrer l’association le 27 Avril et plus exactement il veut rencontrer son président : nous acceptons ce rendez-vous.

Pendant 1h30 nous avons échangé sur la base du plan que l’urbaniste a mis au point pour conclure sur un pré- protocole en 10 points dont 2 points n’étaient pas définitifs. Ils concernaient la largeur du parc traversant.

Nous réclamions : sur la zone 2 comme sur le plan de l’urbaniste 50 m de largeur en espace public et le Maire 50 m de mur à mur, c’est à dire au-delà des clôtures, moins 8 m d’espace public.

Sur la zone 1 nous réclamions 15m en plus des 25 m prévus, je réclame 10m. Le Maire n’accepte pas. Nous avons signé tous les deux le pré-protocole et le plan correspondant.

Il y a eu l’affaire du Drive de Carrefour, et l’annulation par M. le Maire d’une rencontre entre les promoteurs et nous chez notre avocat.

En vue de la réunion publique du 19 Juin dernier, nouvelle réunion a lieu le 13 avec le Directeur Général des services et l’urbaniste, nouveau plan sans grand changement : les 50 m sont acquis, les 10 m sont en attente, ainsi qu’un protocole d’accord que nous devons rapidement examiner.

Le 14 juin a lieu nouvelle réunion avec le Maire et le Directeur Général des services, ils veulent s’assurer que nous acceptons le plan général et que la réunion publique se passera bien, je les rassure.

Je réclame une réunion avec les promoteurs car pour nous la zone 1 est capitale. Dans la journée je suis informé qu’une réunion avec les promoteurs est possible le 18 juin.

Lundi 18 juin les promoteurs acceptent les 10 m de retrait de leur permis de construire.

Il faudra déposer de nouveaux permis, modifier le PLU et la ZAC : tout n’est pas fini.

La réunion publique du 19 juin s’est déroulée au mieux pour nous, coté Mairie ils semblent soulagés.

Il nous faut continuer notre travail de façon régulière, la circulation est un point important qui n’a jamais été vu, tout comme le chauffage et la culture.

Aujourd’hui, la situation est différente : nous avons des interlocuteurs, à nous de réfléchir et de travailler les dossiers.